le tour du blog terrestre

bienvenue dans ces quelques pages de vie, voyage en asie, textes en tous genres, quelques coups de gueules, et du bric a brac...

28 septembre 2006

ouvre ton agenda

Ha oui, tiens pendant que tu es là ouvre ton agenda au mois d'Octobre, ma chère Samia va projeter son film "PARIS PRINTEMPS 2003" le 21 octobre 2006 à la villa mais d'ici projection
, ça va faire drôle de le voir fini!!

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27 septembre 2006

week end parisien à la villa mais d'ici, ça va tourner!!!

Après une matinée de travail me voici dans le train avec Flo, destination Aubervilliers à la villa mais d'ici où ma chère Samia nous attendait avec une entrée gratuite aux différents spectacles de week end forain,; mais foin d'avarice, prenons un pass de deux jours qui nous permettra de devenir adhérents à la villa.
Alors la villa d'abord, qu'est ce que c'est? et bien, c'est une friche d'artiste, une ancienne usine de charbon transformée en en lieu d'acceuil pour différentes compagnies et différents artistes, on y trouve un peu de tout, des compagnies comme celle des grandes personnes ou celle du monte charge qui a sa carte blanche ce week end, des danseurs, des photographes... c'est aussi un lieu de vie ouvert sur le quartier et qui de temps à autres propose des journées thématiques, en un mot comme en cent c'est un vrai melting pot communautaire et artistique.
Heureusement le beau temps est bel et bien là, et va nous permettre de profiter pleinement de ces deux jours, passant de la terasse aux différents spectacles, Samia m'avait prévenu par mail: "ça va tourner"montecharg4web
Il y a d'abord Edouard, Clement et Vanessa qui nous propulsent dans une atmosphère à la Delicatessen, un cabaret de magicien aux trucages maladroits dans lesquels le grand illusioniste Edouardo se prend régulièrement les pieds, faisant disparaitre les centilitres de sa flasque d'alcool avec un brio hors du commun. Après avoir découpé sa comparse sous nos yeux, elle réapparait ensuite dans toute sa splendeur malgré l'incompétence de son magicien. Un spectacle drôle et rafraichissant, oh oui!                      IMG_3313IMG_3317IMG_3318IMG_3312
Ensuite je me retrouve propulsé dans l'atmosphère marine de la dernière création du p'tit Nico qui, à l'intérieur d'une yourte, nous emmène à la suite de son bateau, une épave protéiforme dont la magie nous envoute par la grâce de ses mecanismes poètiques, la houle nous porte et nous fait ecarquiller les yeux...

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le soir venu, le manège qui est au centre du lieu se transforme en scene tournante où des jongleurs lumineux font sauter les planètes, sur les murs en toile vaporeuse du manège les images cosmiques se projettent, nous emmenant vers Mars et dans les anneaux de Saturne, la musique spatiale se mélangeant à tout cela pour nous faire perdre tout repère, magique!!visuel_monte_charge
Passe ensuite une soirée de discussions à la buvette puis dans l'atelier d'Edouard qui une fois de plus devient le lieu de ralliement. Mais la fatigue d'une semaine sans trop de sommeil fini par m'assomer, et je sombre dans un coma morphéen sur la mezzanine surplombant la pièce où la fête bat son plein, BOUM sur ma tête!
Le lendemain, malgré une gorge en papier de verre, les spectacles me tendent une fois de plus leurs bras, et je commence par un tour de manège, assis sur une chaise tournée vers l'extèrieur, en fermant les yeux je me laisse guider par la musique, le manège tourne plus ou moins vite, j'ai l'impression d'être dans un grand vide blanc ou je serais projetté plus ou moins vite, croisant des objets musicaux non identifiés, c'est une expèrience très étrange  à vivre.
Voilà, je vous invite tous à vous tenir au courant des nouveauté de la Villa, vous y trouverez forcement votre plaisir. Et si vous voulez en voir plus, allez faire un tour sur TV bien, la télé qui est bien!!tv_bien

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07 septembre 2006

Cette nuit là (Chine dernière partie octobre 2004)

La luneLunar_libration_with_phase2 était presque pleine au dessus du Mekongla_lune_presque_pleine, elle parvenait à se refléter dans les eaux boueuses du fleuve, la machinerie infernale s'étant arretée, on parvenait à entendre, au delà du bruit de l'eau, les cris de la jungle environnante, les oiseaux de nuit et les singes s'étaient donné rendez-vous autour de notre bateau. Pour le moment, j'étais assis sur le pont arrière, sirotant avec les membres d'équipage un alcool de riz chinois qui renversait la tête en arrière.
En finissant mon verre, je les voyais tous rire autour de moi, sous la lumière conjuguée d'une pauvre ampoule éléctrique et de la lune bleutée. Une vraie ambiance de marins, à la Hemingway ou à la Mobby Dick... pourtant la mer était encore à bien des miles devant nous, mais cette espèce de fraternité sans paroles, celle des rires poussés bien haut et des couchettes exiguës, était assurément bien présente.
Au petit matin je m'éveillais la tête lourde de sommeil,  avec la cacophonie des moteurs rugissant à fond de cale. Je restais couché ainsi pendant une heure ou deux, la moustiquaire faisant écran entre moi et l'agitation de la cabine, les membres d'équipage se livraient à un manège inhabituel, j'entendais les éclats de voix et sentais par dessus une odeur d'huile étrangement forte. après être resté ensablé plus d'une heure la veille, luttant contre les courants et les tas de sable qui s'amassaient, nous étions aujourd'hui aux prises avec de foutus problèmes mécaniques.
Ne pouvant être d'aucune aide, je me mis dans un coin pour déguster mon riz froid. Peu de temps après, surgissant des brumes matinalesmekong, une autre péniche apparaissait au loin, elle se rapprocha doucement de notre embarcation pour venir nous prêter main forte. et finalement nous repartîmes...
Dejà à l'horizon, surgissaient les pointes dorées des stupas birmans, apparaissant au dessus de la cime des arbres comme des flêches ensoleilléesstupa_mekong.
Pourtant, à bâbord, coté laotien, c'était toujours le même vert dans toutes ses déclinaisons. C'est à peine si l'on voyait, de temps à autres, des villages de maisons sur pilotis, avec de petits cochons noirs s'ébattant dans la fange boueuse du fleuve.
Puis le Mekong s'élargit, comme pour rendre un hommage géographique à la croisée des chemins, nous étions parvenus en plein centre du triangle d'orgolden_triangle. Derrière moi à quelques mètres, la birmanie, à tribord la thailande et à bâbord le Laos.
En posant mon sac sur le quai, je pris immédiatement conscience du changement, comme si en ces trois jours de navigationthai099, j'avais changé complètement d'horizon la même impression que lorsque l'on se réveille pour voir qu'il a neigé pendant la nuit, tout est pareil et tout est différent.
Ici, les routes s'étendaient comme des rubans d'asphalte, sans pointillés boueux pour ralentir ma course. C'était et de loin l'arrivée la plus aisée qu'il m'ait été donnée: les douaniers, assis bien tranquillement dans leurs bureaux climatisés, m'adressèrent de grands sourires lumineux en me souhaitant la bienvenue. Où étaient donc passés les douaniers russes en treillis militaires, armés de bérets rouges et  d'un masque patibulaire (mais presque, ha ha!!), où étaient les douaniers chinois, raides dans leurs uniformes impeccables et n'accordant même pas le début d'un sourire?
L'arrivée sur Chiang Mai ne fut qu'une plaisanterie, à peine drôle en fait, si ce n'est que cette ville du nord de la Thailande mériterai un autre chapitre... à suivre donc.
Maintenant, mon ami, mon poto, mon lecteur, à toi la plume, à toi les doigts, à toi l'inspiration et dis moi un peu, beaucoup, à la folie, ce qui t'arrive en ce moment: gambades tu gaiement dans les forêts? fais tu voler autour de toi les feuilles d'automne, tombées au sol comme les larmes pourpres d'arbres engourdis? profites tu des nuits qui s'allongent pour t'adonner à de multiples fiestas où l'alcool et les mots coulent à flots? bref , dis moi avant que je me thai... je t'embrasse ivan maltese ... avec le vent comme complice merci de tout mon coeur large comme le Mekong et profond comme la fosse des Mariannes à tous ceux qui m'ont écrit, ils se reconnaîtront, et à tous les autres, vous n'êtes qu'une bande de rats nauséeux et nauséabonds, non mais...

Posté par ilaihou à 23:41 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 septembre 2006

et nous irons... (chine octobre 2004)

...dans la gadoue, la gadoue, la gadoue, la gadoue.

Mais d'abord, assiez toi confortablement, va mettre une petit musique cool, de celles qui font voyager, va te chercher un truc a boire, du thé de préférence, non, je ne te donne pas d'ordre, je cherche simplement ton confort..., ça y est ? tu es prêt?

Alors je commence: ce n'est pas la première fois que je vais sur les routes, non mon ami, ce n'est pas la première fois, mais c'est la première fois que je le fais dans un 'bus" chinois, départ prévu a 14 heures, ok, une heure d'attente, et finalement on part, mouais, rien d'extraordinaire, et 10 minutes après on s'arrête, il faut monter les marchandises sur le toit, car je te le dis à toi, le bus était surbooké, entre le frigo avec lequel j'ai du faire la conversation pendant le trajet, et les sacs de riz qui me servaient de voisins (le proprio était grimpé dessus), j'avoue que je ne savais pas trop quoi dire à mes deux nouveaux amis, j'ai essayé de parler de la météo, mais essayez de parler météo a un frigo débranché, il faut avoir de la motivation...
Bon, le trajet était censé durer quatre heures, ho ho ho, quatre heures..., mais c'est rien mon ami, c'est rien quatre heures après les journées de piste en mongolie, après les nuits en camion au laos, après 5 jours de train de Moscou à Ulan batoor, après les jours de stop en France, après les cours a l'iufm, après tout ça, je devrais être préparé, mais il y a une chose à laquelle je n'étais pas préparé, c'était la place que l'on réserve pour les jambes dans ces #@*% de bus, juste de quoi faire passer celles d'un sac de riz, alors pour moi, hum, hum...
Bon, tu me connais, zen comme un moine bouddhiste à deux doigts de trouver la Voie, je me dis " Ivan, c'est dans l'adversité que l'on trouve la plénitude", après une heure, je pensais encore comme ça, après deux heures aussi, et même après quatre heures, mais ensuite nous avons abordé les champs de boue, je pouvais voir ça et là les vaillants camions 4*4 essayer de se débattre dans cette matière mi solide mi liquide, les pneus tournants a vide, rendant tout effort du moteur tout a fait inutile,. Malgré cela , notre bus continuait , vaille que vaille a faire son petit bonhomme de chemin, bringueballant mon fessier endolori à des hauteurs stratosphériques, et envoyant de temps à autre ma tête heurter mon charmant voisin qui lui restait impassible, glacial, frigorifique.
Heureusement, je pouvais compter sur les autres passagers pour mettre de l'ambiance, entre ceux qui vomissaient et ceux qui fumaient, il y avait toujours de la place pour ceux qui crachaient, au milieu de ces effluves dignes des palais de la cite interdite, je me sentais comme un coq en pâte, savourant chacun de ces moments de pure félicité olfactives. Mais il faut une fin à tout, au bout de 7heures trente de trajet, à travers les routes de montagne, il a fallu que je quitte cet endroit féerique, mes charmants compagnons de voyage n'ont même pas daigné me serrer la main, le frigo est parti en carriole, et les sacs de riz sur le dos de leur propriétaire, les reverrais je un jour??
J'étais arrivé à Bulangshan, un petit village qui représente vraiment la fin de la route, après ça, plus rien, à part des champs, des sentiers et la forêt.

Après une nuit réparatrice, me voici dans une école chinoise, un prof que j'ai rencontré m'y à invité, drôle d'impression, quarante élèves qui m'applaudissent à tout rompre lorsque je rentre dans la classe, tous ravis de voir un occidentalecole_en_chine, le prof me demande de leur apprendre une chanson anglaise, je pense quelques instant à leur apprendre anarchy in the UK, mais je ne me rappelle plus des paroles, finalement le prof me demande de leur apprendre " love me tender", comme si je connaissais mieux cette chanson!!!, bon, il me piège: lui il les a les paroles, hum... hum... "1,2,3, love me tender, love me true, and never let me go", j'y arrive mais la situation est surréaliste: chanter une chanson du King à des écoliers des minorités  du sud de la chine, je ne peux m'empêcher d'avoir un petit sourire, même si j'ai plutôt envie d'éclater de rire.

A la fin c'est du délire, ils se lèvent tous pour applaudir, et je ne sais plus où me mettre, puis je change de classe, et de chanson, et là c'est "yesterday", bon, bref, passons, je te raconte la suite sinon tu n'auras jamais le temps de faire toutes les choses que tu as à faire. ensuite les profs d'anglais de l'école m'invitent a manger avec eux dans leur appart qui ressemble plutôt à une simple chambre, mais bon, je ne vais pas cracher dans la soupe, surtout qu'elle est délicieuse.
Après le repas, mes nouveaux amis me convient à aller faire un tour au festival bouddhiste qui se déroule pour trois jours dans le village, tous les gens des alentours sont réunis, on inaugure un stupa, et les paysans viennent faire des offrandes. Un des moinesdebat_de_bonzes, étudiant l'anglais, vient m'offrir deux bracelets de bénédictions, il psalmodie des paroles de protections pendant tout le temps où il ajuste le bracelet a mon poignet ("comment ivan, ne me dis pas que tu crois  a ces trucs la?" "bien sur que non, mais il parait que ça marche mémé si on y crois pas, ha ha ha!). La cérémonie est pleine de couleurs, le stupa doré brille sous le soleil et il est entouré d'une multitude de drapeaux de prière flambants neufs, ils s'agitent au vent comme des papillons en transe, les bonzes sont assis en tailleur, enveloppés de leur large robe orange, distribuant les bénédictions aux villageois en habit de fête.
Ici au pays des minorités, tous les costumes se croisent dans une atmosphère de fête et de communion religieuse, malgré mon athéisme profond je ne peux m'empêcher d'apprécier les couleurs et l'ambiance festive qui s'en dégage, bien loin des tristes églises et cathédrales de nos contrées, ici tout se fait au grand air, et le ciel est la seule limite au dessus de nous.
Je continue cependant mon chemin à travers la montagne, sac sur le dos et tête sur les épaules, passant d'un village à l'autre, au milieu des rizières en terrasses. je suis en plein dans le pays Onai, et après quelques heures de marche, me voici arrivé dans le village dans lequel je vais passer la nuit . Un enfant m'accoste et me fait le signe universel de dormir, je le suis et me voici dans une maison sur pilotis où un vieil homme fume sa pipe. C'est le premier adulte que je vois dans le village, j'ai eu au départ l'impression d'être tombé dans le village utopique des enfants, ils couraient partout autour de moi me criant des grands "hellos" passionnés, ce n'est que plus tard que les adultes sont revenus des travaux des champs. Mes hôtes ont tué la poule, et on s'est régalé le soir même de ses restes, merci ma poule!!
Mais évidemment mon ami, mon lecteur , mon poto, il a bien fallu que je goute a l'alcool local, rrrrrr, on le sent passer, une fois deux fois trois fois, dans cette pièce enfumée par le feu de bois, assis sur un tabouret pour ne pas tomber de trop haut en cas de chute, je me sentais vraiment loin de tout.
Après une nuit assez frisquette, et un petit déjeuner solide, riz légumes et poulet, je continue mon chemin, huit heures de marche à travers la montagne, la foret, et les ponts suspendus ou je marchais à quatre pattes, sans fierté aucune, mais au moins en grande sécurité.
Bon, alors me diras tu et les paysages? et bien pour tout te dire j'ai quelque peu épuisé mon stock d'adjectifs, aussi je te dirais une chose, pas deux, ni trois, non une seule chose:"viens"...
Pour le trajet du retour ça a été la même chose, deux heures de trajet prévu, et finalement 5 heures dans la boue a tressauter à chaque franchissement d'obstacle, et merde alors il y avait que cent bornes!!!! bon, le mail étant long pas de messages perso pour l'instant, tu peux retourner à tes activités, en plus maintenant ton thé doit être froid, je t'offre mes sincères salutations,et te dis a très bientôt...

Posté par ilaihou à 23:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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