le tour du blog terrestre

bienvenue dans ces quelques pages de vie, voyage en asie, textes en tous genres, quelques coups de gueules, et du bric a brac...

26 novembre 2006

Ensuite

Ca y est je suis de retour, je fini mon histoire ou tout du moins j'essaie de la continuer, me voilà donc dans main bazaar, un sac sur le dos et un autre sur le ventre, glissant tel un danseur étoile entre les obstacles, les yeux derrière la tete pour voir venir le cyclo pousse, les oreilles aux aguets pour entendre les pétarades d'un vespa, les pieds assurés pour ne pas déraper sur une bouse (de vache sacrée je te l'accorde mais une bouse quand même), bref tout mon corps tendu vers un seul objectif: parvenir avec armes et bagages jusqu'a mon train et mon compartiment.
Mais d'abord je dois traverser ce boulevard, la nuit est tombée, et la circulation est restée la même, elle ferait passer la place de l'étoile aux heures de pointe pour une promenade bucolique sur les bords de seine, bref je prends mon élan, calcule la trajectoire idéale, m'arrête sur le trottoir pour proceder à de savants calculs mécaniques, procède aux ultimes vérification et m'élance entre les masses vertes et jaunes des taxis, rickshaws et cyclos en tous genre...
Juste devant moi la gare se dresse, je monte vers les quais, trouve mon chemin, et me retrouve sur le quai numero 12, bon, si il y a une chose qu'on a pu apprendre, mon sac et moi depuis qu'on est en voyage, c'est à rester zen, et là il va me falloir une dose de zen proportionnelle à la foule qui se presse sur le quai,

ENOOOOOOOOOORME

des porteurs partout portant pourtant des paquets par milliers... poil au nez, et à l'entrée du train en gare, tout ce beau monde se précipite pour être le premier à prendre d'abordage le train. Mais dis moi: c'est le souk, le bordel, le capharnaüm, le bazar indescriptible!! alors pour y faire face , qu'est ce qu'il faut??? hein? keskifo?
des policiers!
avec des gros fusils et des grands batons bien durs, et des moustaches bien menacantes (petit apparté, mais je sais que tu commences à y prendre gout, les flics touchent un petit plus d'argent lorsqu'ils ont une moustache, ça renforce l'autorité parait-il, c'est vrai que indira gandhi avait de superbes bacchantes), et lorsque cette foule devient trop incontrolable, les coups de batons pleuvent, alors moi, et bien, je sais pas trop où me mettre, mais un porteur me fait le signe d'attendre; puis une fois les coups de batons passés, s'empare de mon sac et me crie de le suivre, il se précipite alors au travers de la foule en hurlant et en frappant à droite et à gauche (surtout a droite d'ailleurs, pour mon plus grand plaisir),  et moi je suis en nageant au milieu de tous ces gens jusqu'a mon "compartiment".

200 ROUPIES!!!!

et oui, mon ami, il ne t'a pas demandé ton avis, d'autorité il s'est emparé de ton sac, et bon, tu le paies 100 roupies en maugréant, mais quand même bien content d'etre installé...
Avec moi , il y a un indien, un nepalais (tres beau comme son nom l'indique), et 4 ou 5 bonzes sri lankais venus en pélerinage sur le lieu de naissance de buddha. L'ambiance est détendue et agréable, on parle de nos différents pays, de nos métiers, de nos familles, de nos religions, et patati et patata.

FRONTIERE

Après avoir fait quelques voitures en kilometres (houla je fatigue moi), me voilà au poste de douane, visa, dollars, photo, tampon, passeport, " welcomme in nepal sir!". Mon ami du train me fourre dans un bus direction pokhara, la route est longue , les paysages fabuleux, plaine , puis collines, montagnes et cultures en terrasse, mais déjà le ciel s'obscurcit, et le chauffeur décide de continuer encore quelques heures.
Oui mais on est en montagne, oui, mais le camion n'est pas neuf neuf, oui, mais je trouve que tu vas un peu vite sur ces routes en lacets, oui, mais tu es mon ami copain chauffeur, c'est toi qui tiens le volant, et je ne voudrais pas t'agacer, en fait je ne veux pas que tes yeux quittent la route, alors je garde mes bêtes considérations occidentales pour moi et je me rendors.
Le lendemain, après une nuit passée dans un lodge, je retrouve un bus différent, et une place différente, à coté du chauffeur, sur la grosse bosse qui sert de capot pour le moteur, donc me voilà dos à la route, les mains pousant le plafond de la cabine pour me tenir lors des grands coup de frein ou des virages en épingle... c'est pas très confortable mais au moins j'ai les fesses au chaud.
Bof il reste plus que six heures de bus et 250 cheks points de l'armée ou de la police...
Je m'arrête un peu et la suite au prochain episode ...

Posté par ilaihou à 22:48 - voyage de dix mois aout 2004-juin 2005 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


19 novembre 2006

Tribulations Subterriennes

Et voici le clip sur lequel nous avons bossé pendant quelques heures, sur un mix de Boom Shiba, alors bienvenue dans nos tribulations subterriennes et si vous avez un truc à dire, n'hésitez pas...


Tribulations Subterriennes
envoyé par assembleurs

Posté par ilaihou à 15:02 - au jour le jour - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 novembre 2006

D'abord

Il va te falloir faire preuve de beaucoup d'indulgence en lisant ces nombreuses lignes que je m'apprête à lancer sur la toile, le temps a passé plus vite que je ne le pensais, et le message que tu vas lire va peut être parfois te sembler quelque peu embrouillé. Mais je compte sur toi pour dénouer l'écheveau de mes pensées, et en faire un tout cohérent et je l'espère plus digeste.
Où étions nous la dernière fois? Thailande, voilà ca y est, j'ai le début... quelques secondes encore, ca y est, je peux commencer...
Ca y est, mon avion s'envole, tu es assis bien tranquillement à mes cotés, dans cet appareil de la Bangladesh Airlines,  son aspect extèrieur ne t'inspire pas confiance? ne t'inquiète pas, l'intérieur est encore pire, mais vu le prix du billet à quoi t'attendais tu?
En regardant autour de nous on peut voir que l'avion est presque uniquement rempli de travailleurs indiens et bengladis rentrant au bercail, on voit des siks à la longue barbe soigneusement taillée, des musulmans dans leurs vêtements étincellants de blancheurs, et perdus au milieu de tout ça, 5 touristes qui se sentent dejà ailleurs.
Mais après avoir survolé l'océan, il faut d'abord se poser à Dakha, et y passer la nuit: bienvenue dans l'aéroport international d'un des pays les plus pauvres du monde, les chaises défoncées, les bureaux des employés qui trainent dans les couloirs, les tableaux d'affichage des quelques vols en partance que l'on doit dénicher dans les sinistres halls éclairés au néon.

Où suis je?

Après avoir fait la queue dans la cohue pour récupérer un badge qui va me permettre de passer la nuit à l'hôtel, me voici dehors dans le brouillard nocturne, entouré d'une demi-douzaine de militaires en arme    taxant des clopes à tous les touristes qui passent, mais comme on est que 5, le compte est vite fait et  l'atmosphère devient quelque peu oppressante... après 3|4 d'heure d'attente, notre taxi arrive pour nous conduire vers notre hôtel.
Une bonne nuit de sommeil et c'est reparti en sens inverse à travers les avenues lépreuses de Dakha...

Où vais-je?

"La température au sol est de 28 degrés, la visibilité est bonne, il est 11h45 du matin, nous espérons que vous avez passé un agréable vol en notre compagnie et espérons vous revoir sur nos lignes" (compte la dessus!!!)
Après quelques rebonds sur la piste, l'avion se pose sur le sol sacré, ca y est j'y suis,

INDE.

Et ensuite? ensuite je prends le taxi pour main bazzar, la rue des guesthouses, avec 3 autres touristes pour partager les frais de taxi. Je sors ma tête du taxi, et là, tu vois? tu sens? oui, tout autour de toi, tous ces gens, tous ces animaux, toutes ces motos, ces  odeurs et ces marchands?
Tu entends ce bruit, ce capharnaum? même pas besoin de tendre l'oreille, ni de s'écarquiller les yeux, non tout s'impose à toi dès les premières minutes, cette étrange chorégraphie de la vie indienne, ce tout concentré en quelques mètres et qui déja permet de te faire une idée...
Je te passerai les détails de mes expèriences culinaires, je suis vite parti a la découverte de Delhi, en rickshaw évidement, après avoir discuté, rebroussé chemin, m'être fait rappeller par le chauffeur.
Ensuite c'est parti... et que ça glisse, et que ça se faufile et que ça claxonne, et que moi je regarde partout, toujours et encore. Je me fais déposer sur une grande avenue pour faire mon petit bonhomme de chemin jusqu'à un musée qui m'avait l'air très bien, je demande mon chemin à un rickshaw, qui m'annonce très sérieux que le musée est fermé du fait de la visite du premier ministre pakistanais, bof, c'est pas grave, allons y quand même, et c'est vrai qu'en arrivant les portes du musée étaient ...

GRANDES OUVERTES

Sésame ouvre moi, ouvre toi, ouvre nous sur les splendeurs artistiques de ce pays, et vite vite passons à la suite, partons voir ce temple de toutes les religions un peu en dehors de la vieille ville...
qu'est ce que je vois à l'horizon??? mais oui, tiens je te passe mes lunettes de myope, c'est un lotus géant!! et quoi? on peut y rentrer? Mais oui: c'est un lieu de méditation pour toutes les religions du monde, on y croise des indhous, des musulmans, des siks, des chrétiens, des bouddhistes, et quelques athées ( ne me regarde pas comme ça, ça me déconcentre) après avoir fait la queue bien entendu, on est en inde je te le rappelle.
Mais le temps passe et je dois aller chercher mon billet de train à la gare de Old Delhi, trouver mon chemin à travers la cohue pour le bureau de réservation reservé aux étrangers, et quel bureau!!! des bureaux croulants sous la paperasse, des fonctionnaires indiens buvant le thé, mais je ne me plains pas, au bout de deux petites heures, c'est mon tour, soit une moyenne de 2 personnes par heure.

LE SOIR VENU,

je me lance dans la vie nocturne, et après avoir vu le red fort, protégeant la ville de ses murailles mogholes, je me dirige à petits pas vers une foire, avec manèges et tout le toutim. Il faut passer sous des portiques de détection de métaux, bon, le portique est gardé par un homme en uniforme, mais malgré les couinements répetés de l'engin, l'homme reste tranquillement assis sur sa chaise. U
ne fois dans la place, boum!!, bang!!, ça bouge de partout, ça va, ça viens, ça reflue et ça influe et moi je me laisse porter, les indiens se font prendre en photo à coté de moi, la grande roue est prise de folie, les nacelles basculent comme des poupées désarticulées, le bateau pirate est pris d'assaut par des jeunes rigolards qui se pendent à la proue du navire en perdition, les enfants et les familles font la queue pour passer devant les miroirs déformants et éclatent de rire en voyant leur reflet, et moi dans tout ca, je respire, et je prends mon tour pour jouer aux anneaux, tous les gens autour de moi me regardent ...
perdre lamentablement, mais au lieu de rire, à toi de jouer, tiens, voila les anneaux!! tu fais moins le seigneur là?

LE LENDEMAIN,

je prend le train pour LE NEPAL mais là je suis un peu fatigué alors je m'arrête quelques instants, et j'écrirais la suite plus tard,
bises a toi

Posté par ilaihou à 22:51 - voyage de dix mois aout 2004-juin 2005 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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